Êtes-vous climatosceptique, climatoréaliste ou climatopanique ?

Je suis climatosceptique, climatopanique
Personnellement, la planète, je trouve qu’elle va très bien, les humains également ; ce sont les animaux qui me font de la peine, notamment les oiseaux. Dans ma salle de bain, j’ai souvent l’honneur d’entendre le chant des oiseaux au lever du jour ; aujourd’hui, en pleine période de canicule en France, ils ne poussent de piaillements que pour crier leur souffrance et nous alerter de la complication climatique que nous allons vivre ces prochaines décennies.
Et même humanosceptique.
Humanosceptique, car de toute façon, c’est trop tard, le compte à rebours est lancé. Mais ce n’est pas pour la planète que j’ai peur, ni pour la nature, qui, de toute façon, reprendra ses droits, mais pour l’espèce humaine qui n’a plus beaucoup de temps pour continuer à vivre à outrance.
Climatopanique ? Franchement, ne pas l’être, ne pas avoir peur, c’est être inconscient du danger qui nous attend.
Humaniste ?
Plus sérieusement, je ne suis rien de tout ça, j’ai menti. Je reste humaniste, j’ai de l’inquiétude pour toutes les espèces vivantes de notre univers. Je ne crois pas en Dieu, mais aux extraterrestres. Nos semblables n’existent nulle part ailleurs que sur la planète Terre ; sur les autres planètes potentiellement habitables, nous découvrirons d’autres espèces vivantes sous d’autres formes.
Les oubliés du système, rappel à l’ordre !
Je me sens également oublié, comme mes camarades, mes voisins sous les toits, où la température signalée par la sonde de mon ventilateur et le mercure de mon thermomètre frôlent les 41 °C. Je paye pourtant un très cher loyer, mais ça, le gouvernement, Yann Barthès et consorts s’en moquent ou alors sont indifférents face à notre souffrance. Je vous rassure, mon corps s’adapte à toutes les températures : je suis une vraie machine de guerre.
Mes amis de précarité, mes collègues de galère, souffrant de maladies mentales diverses et variées et qui prennent, comme moi, de forts médicaments psy, sont très vulnérables à la chaleur extrême, et pourtant, ce ne sont pas les plus plaintifs. Les SDF, les sans-abri, eh bien, je ne les entends même pas gémir ou mourir. Il faut être honnête, les journaux, les médias mainstream ne parlent que de la canicule, des incendies et de notre clown national du canal Saint-Martin à Paris, j’ai nommé Hamza la Douane. C’est évident, la mort d’un psychiatrisé ou d’un SDF, si ce n’est pas l’hécatombe, ce n’est pas vendeur. Qu’ils se rassurent ! Les morts vont pulluler de tous les côtés, de toutes les sources, de toutes les classes sociales, dans quelque temps, et le cataclysme climatique va en tuer, du sans-abri, du malade mental, du handicapé, et j’en passe. Les oubliés pourront enfin faire la une des journaux, et nous parlerons, ce jour-là, de ce grand instant macabre, des morts oubliés du système.
