Enlèvement de 10 chiens de SDF au centre-ville de Rennes par la police

Saisie de chiens intolérable, inacceptable et incompréhensible !
La mairie de Rennes n’a rien trouvé de mieux que de missionner des agents de police pour retirer les compagnons à 4 pattes des SDF regroupés sur la place Sainte-Anne, à la suite d’un événement malheureux : l’enterrement d’un ami (voir la vidéo).
C’est un cas qui dérange. Un regroupement de sans-domicile-fixe sur une place située au centre historique de Rennes, ça fait désordre, alors on embarque ceux que l’on considère comme nuisibles : leurs chiens. Un chien qui aboie, ça passe, mais 10, que fait la police ? En même temps, une place touristique c’est bruyant, ça parle, ça discute, ça aboie, ça vit, bordel ! Que la police saisisse également les chaises et tables de terrasses des cafés, brasseries et restaurants, ou mieux, que la mairie ordonne la fermeture de ces établissements bruyants ! Ça calmera tout le monde.
L’intervention s’est passée sous une certaine tension sans pour autant être musclée (coups de matraque, bombes lacrymogènes, etc.), car apparemment, les SDF sont restés calmes tout en étant dépités.
Je n’étais pas sur place, sinon ma tension serait montée d’un cran. La vidéo de @franceinsoumiserennes témoigne de cette saloperie d’arrêté municipal.
Franchement, ce pays commence à me faire gerber, mais je ne partirai pas : j’y suis né, j’y reste. En revanche, je ne resterai pas insensible face à la méchanceté et la médiocrité des mouvements de haine envers les personnes en grandes difficultés, les oubliés du système.
Saisie de chiens de SDF à Rennes
Vidéo de @franceinsoumiserennes
A suivre sur : https://www.instagram.com/franceinsoumiserennes/

Il est important de rappeler quelques éléments juridiques pour comprendre ce qui peut – ou non – être fait dans une situation comme celle‑ci.
1. Un arrêté municipal “anti‑regroupement” ne permet pas de saisir des chiens.
La police municipale peut demander une dispersion ou verbaliser, mais elle n’a pas le pouvoir de retirer un animal à son propriétaire. La saisie d’un chien n’est possible que dans trois cas :
– danger grave et immédiat (chien agressif ou ayant mordu),
– maltraitance avérée nécessitant une décision du procureur,
– chien réellement en divagation.
Aucun de ces motifs ne correspond à une cérémonie funèbre.
2. Une cérémonie funéraire n’entre pas dans le champ des arrêtés anti‑regroupement.
Les rassemblements pacifiques à caractère familial ou funèbre sont protégés par la liberté de réunion. Les autorités doivent respecter la dignité des personnes et ne peuvent pas assimiler un hommage à un “attroupement” à disperser.
3. Si la saisie a été effectuée sur la seule base d’un arrêté municipal, la mesure est probablement illégale.
Elle serait disproportionnée, attentatoire au droit de propriété et contraire aux compétences de la police municipale.
4. Le statut social des personnes ne change rien au droit.
Un chien appartenant à une personne sans domicile fixe reste un bien protégé par le Code civil. Les mesures de police doivent viser un trouble réel, pas une population vulnérable.
En résumé : la situation décrite pose de vraies questions de légalité et de proportionnalité. Une analyse précise de l’arrêté municipal permettrait de vérifier si la mairie a outrepassé ses pouvoirs.
Merci pour votre analyse précise de la situation et d’apporter des informations juridiques claires et précises.