Les handicapés du système, ces oubliés du système

Qui sont ces handicapés oubliés du système ?
Tous ceux qui sentent depuis longtemps, profondément et intuitionnellement que quelque chose ne tourne pas rond dans ce monde de fous.
En effet, métro-boulot-dodo, se marier, avoir des enfants, construire une maison, payer ses factures, passer sa vie à courir après l’argent, être à la retraite, perdre la santé puis mourir m’est toujours apparu comme un mode de vie si dénué de sens que je ne pouvais que me sentir folle dans le sens « pas normale » (qu’est-ce que la normalité ?).
Folle de ne pas vouloir tout ce que tout le monde voulait, folle de se mettre en quête de sens. À bas le regard des autres, je suis partie…
La norme comme illusion : la quête de sens
De retour à l’école, j’ai appris à déchiffrer le monde de manière sociologique, développant ainsi une observation déjà innée et un début de compréhension de la société dans laquelle je vivais.
Naturellement, je n’ai pas pu résister à voir comment cela se passait ailleurs… Mission : prendre conscience de toutes les croyances accumulées à travers notre éducation, pas seulement familiale, mais également culturelle et environnementale. On n’imagine même pas le nombre de croyances limitantes ancrées dans nos esprits… faire le tri entre toutes celles que j’avais et garder seulement celles qui me faisaient réellement vibrer.
Esclaves modernes et piège de la consommation
À ce moment-là, je comprends donc que je ne suis pas ce que je pensais que j’étais, et cela me rassure, car je ne souhaite définitivement pas être ce consommateur bête et discipliné qui échange son précieux temps et parfois sa santé à aller au travail,
Parenthèse étymologique : Le terme travail prend sa source dans le latin tripalium, une structure antique à trois pieux utilisée par l’Empire romain pour immobiliser et supplicier les esclaves insoumis.
pour payer les factures inhérentes à notre condition d’esclaves modernes et pouvoir acheter les divers artefacts matériels dont nous croyons avoir besoin. J’ai donc cherché à savoir pourquoi nous étions dans ce système de fous, et là, en m’enfonçant dans la toile, je suis tombée… abasourdie, ahurie, anéantie devant cette découverte… cette vérité funeste… ce mensonge ancestral… cette manipulation incessante et insidieuse… Puis la colère m’a prise… Et là, je suis partie… en vrille… Que faire de ça… mon esprit s’enflamme ?
La prise de conscience et le choc de la réalité
Si j’en parle, ils me prennent pour une folle… Le système est bien fait… Tout est bien pensé, l’illusion est bien orchestrée, si bien que pour beaucoup, c’est difficile à croire… Aujourd’hui, après cette indigestion, j’ai choisi d’avaler la pilule… Je vous laisse deviner laquelle… Peu importe, je veux bien être traitée de folle, complotiste et sorcière (et oui, je me soigne avec des plantes), je sais maintenant que cette intuition est vraie : le monde est fou !
Santé mentale : quand le système détruit l’humain
Côtoyant la maladie mentale de près, je comprends que beaucoup de gens se perdent dans les méandres de ce système, que leur esprit se sente agressé, ballotté, soudoyé, déprimé, incompris, indécis, démoli. Pour peu qu’on n’ait pas eu d’amour, qu’on ait vécu des expériences traumatisantes, pas trouvé d’aide au bon moment, qu’on n’ait pas eu l’audace ou la curiosité d’aller voir au-delà du voile ou les clés pour se chercher soi-même, on est foutu, perdu, parfois pendu… Les handicapés du système sont tous ceux qui n’arrivent pas à s’y adapter. Je n’y arrive pas… et finalement, je ne veux pas. J’ai donc une tendance naturelle à être attirée par la folie :
En effet, tous ceux qui pensent « out of the box », en dehors de la matrice, tous ceux qui expriment leur pouvoir créateur qui est, à mon sens, inhérent à l’Humain. L’humain ne doit pas AVOIR ni FAIRE, mais ÊTRE, et ça… on ne nous l’a pas appris…
Je cultive donc tous les jours la pleine conscience pour travailler cet esprit, semer des graines au travers de mes rencontres, éclairer humblement tous ceux que je croise, ne serait-ce que par un sourire.
Réinventer la folie : du pouvoir créateur au réveil des consciences
J’encourage et respecte la folie quand elle est douce et respectueuse de la nature, de l’humain, quand elle est saine et apporte de nouvelles perspectives, quand elle est exprimée au travers de l’art, quel qu’il soit, quand elle est reliée à son Soi.
Que tous les « handicapés » de ce système trouvent leur chemin pour réinitialiser un monde sain et juste pour tous…
