Précarité 2027 : L’urgence sociale face aux présidentielles

Introduction précaire
La précarité en 2027 sera une ligne rouge : il ne s’agira pas uniquement des présidentielles, mais du point de rupture. Le cumul sombre et affligeant de l’inflation, du mal-logement, de la malnutrition et de la mal-santé va devenir totalement insupportable pour la population.
La précarité sociale en France
C’est incontestable, selon de nombreuses études et analyses soi-disant factuelles, la loi du « un Français sur cinq » est universelle. Maladie mentale, pauvreté, précarité financière, précarité alimentaire, mal-logement : quand on lit les journaux ou les médias mainstream, c’est toujours le 1 sur 5 qui l’emporte.
Cependant, quand on regarde autour de soi, j’ai l’impression que la France est en précarité maximale et générale. Même les personnes aisées ou les personnalités retraitées se plaignent de leurs faibles revenus. Il est vrai que, pour ces derniers exemples, c’est davantage de la précarité intellectuelle, de la médiocrité et du mépris envers les pauvres que de la pauvreté financière.
Vous l’aurez compris, la France va mal et ce n’est pas qu’une histoire d’argent. Nous allons quand même commencer par le budget des Français.
Financièrement, les Français ne s’en sortent plus
C’est là que le bât blesse : leurs poches sont littéralement percées, le mois est à peine commencé que le découvert bancaire pointe son nez. Comment nourrir une famille entière quand on a à peine de quoi payer le loyer et les diverses charges du logement ? Il y a bien les associations telles que les Restos du Cœur, mais cela ne suffit pas pour s’alimenter convenablement.
Témoignage de terrain : Ayant déjà expérimenté les problèmes financiers avec mon ex-femme (mariage de cœur), je peux certifier que même à deux et avec l’AAH, sans emploi, et un logement en hôtel social (type marchand du sommeil) à 800 € par mois (sans APL), s’en sortir est extrêmement difficile. Ajoutez à tout ça un couple de fumeurs — où les angoisses sont tellement énormes que l’addiction est décuplée — et vous avez un duo précaire. Pourtant, sans enfants, nous nous en sortions très bien, jusqu’au jour où mes versements de l’AAH ont été interrompus par la CAF car je n’avais pas déclaré le fait d’être en couple. J’avais des frais hospitaliers non réglés pour des raisons qui me dépassaient. Il faut avouer que j’étais complètement largué par les démarches administratives.
En effet, quels que soient les revenus modestes d’une famille, d’un couple ou d’un célibataire, il ne faut pas qu’il y ait une faille dans le compte en banque, une brèche, un trou, un cratère dans le budget, car cela peut foutre à la rue ces personnes fragilisées par les difficultés d’une vie précaire insoutenable.
L’extrême pauvreté a le vent en poupe !
L’INSEE a rendu publiques ses données sur la pauvreté en France : 9 817 000 personnes étaient pauvres en 2024. Pour 2027, je prévois, en ma qualité de médium expert en précarité, un effondrement majeur de la qualité de vie plus que pourrie de ces millions de gens fauchés comme les blés.
Le pire, c’est que le rassemblement et l’union des personnes militantes pour le peuple ne sont pas pour demain. Bien au contraire : qu’ils soient de droite, de gauche ou des extrêmes, ils se foutent complètement de la solidarité et s’en mettent plein la gueule. Pire, ils se dénoncent, se doxent (diffusion publique d’informations personnelles à l’insu et contre le gré de l’intéressé pour intimider, menacer et nuire), se boxent, et j’en passe des vertes et des pas mûres.
L’éloignement politique des personnes précaires fait déjà des ravages aux élections présidentielles ou municipales. La division d’opinions de ces mêmes personnes en difficulté provoque la montée en puissance de l’extrême droite à cause d’un énorme taux d’abstention chez les plus démunis.
Si les super-héros du peuple sur Twitter (X) ou IRL (vie réelle) s’adonnent au MMA plutôt que de se concentrer sur les vrais problèmes et de débattre intelligemment sur les plateaux télé ou même dans les rues — comme c’était le cas avant la création de ces réseaux sociaux où règne la dialectique pédante et malodorante derrière l’écran —, nous pourrions peut-être avancer. Cela nous donnerait certainement l’envie, à nous les plus démunis, de nous intéresser à la politique et d’aller voter.
Écœuré, mais pas soumis
Je n’ai aucune leçon à donner, je ne voterai pas pour les élections présidentielles de 2027. Je suis écœuré par tant de haine entre nous, pauvres et précaires de tous bords. Je ne jugerai pas un électeur d’extrême droite ou d’extrême gauche, et jamais je n’éprouverai de haine envers une personne qui présente des opinions contraires à mes valeurs et principes. En revanche, j’afficherai un dégoût majeur pour les politiciens à la Sarkozy, à la Marine Le Pen et compagnie, ainsi que toute la clique de tous les partis politiques, car je n’ai plus aucune confiance en eux.
Plutôt que de voler, de violer les lois de la République française, de provoquer les partis opposés à leurs idéaux dans l’unique but de manipuler l’opinion publique et de s’entredéchirer, ils feraient mieux de s’occuper du sort de leurs électeurs qui souffrent et sont sur le point d’exploser. Car c’est ça qui nous attend : l’explosion du peuple. Une réinitialisation nationale en quelque sorte, qui ne se fera pas dans la dentelle, mais dans les hurlements et sûrement de façon violente, malheureusement !
Oui, je n’irai pas voter par écœurement, mais si l’un touche à mes droits, de gauche, de droite ou des extrêmes, je descendrai dans la rue, et ce ne sera pas pour embrasser un flic…
J’en ai marre, comme la majorité des Français ou immigrés travailleurs (ou non) et résidents de France, que l’on me prenne pour un con.
Je ne suis pas apolitique, je ne vote pas, je me plains et surtout, j’emmerde les politiciens dont la majorité ne mérite que le mépris totalitaire de mes pensées les plus profondes et noires.
