Le Journal Corrosif n’est pas apolitique, ni antipolitique

Qu’est-ce que l’apolitisme ?
C’est sûrement refuser de s’engager dans un monde politique qui n’a plus de place dans son propre quotidien. Une perte de confiance et une décision ferme de ne plus prendre position ou d’avoir d’opinion politique, car cette politique est morte.
Qu’est-ce que l’antipolitisme ?
C’est être antisystème, refuser tout engagement politique et privilégier une liberté de penser, de choisir une bataille autre que celle déjà perdue d’avance par des débats stériles de politiciens compromis.
Au final, c’est pareil…
Le Journal Corrosif est bien pire que les extrêmes, il y est radicalement opposé et va sûrement perdre le peu de lectrices et de lecteurs qu’il a, peut-être même se saborder. Ce n’est pas grave, la V3 est déjà en route pour bousculer les consciences et s’orienter vers les oubliés du système, seule vraie bataille de ce webzine, ce webjournal.
Le Journal Corrosif n’est encore moins de droite ou de gauche, ni même du centre, mais il n’est pas antipolitique, bien au contraire : il prend position ! Celle de ne pas se laisser emporter par un mouvement politique diviseur d’opinion. Plutôt que de se focaliser sur des moyens de mettre deux personnes qui s’opposent politiquement dans une situation violente de pensée nocive et toxique, ce journal cherche à les rassembler sur ce qui est réellement important. Le combat pour élever les sujets oubliés par les médias de masse étatiques et politiques, qui s’intéressent plus à vendre des espaces publicitaires dans leurs torchons qu’à donner la parole ou la plume aux oubliés du système.
En tant que fondateur du Journal Corrosif, bien sûr que j’ai le même fonctionnement de pensée que ce média alternatif. Mais je désirais voter quand même, je me suis même inscrit sur les listes électorales, c’est pour dire ; mais quand je me suis retourné pour regarder ce qu’est devenue la politique sur les réseaux sociaux et IRL, j’ai failli vomir. Encore maintenant, rien que d’y penser à l’instant où j’écris ces lignes, j’ai une boule au ventre et les nerfs à vif.
Je ne suis pas haineux, le journal non plus, même s’il ne fait pas dans la dentelle, c’est vrai. Il ne cherche pas à diviser l’opinion publique, ou même à la rassembler politiquement parlant. Après tout, chacun est libre de voter pour le parti de son choix, à partir du moment où c’est fait avec respect envers soi-même et envers ceux qui n’auront pas les mêmes convictions.
Cependant, Internet est devenu un tout-à-l’égout de la violence numérique ; doxxing, insultes, harcèlements sont devenus légion. On pourrait même penser que les intervenants sont devenus complètement fous et irrationnels, et que c’est à celui qui aura la plus grosse terminaison dialectique. Il n’y aura jamais de débats non violents avec eux, tout cela se fait dans l’irrespect total et la méchanceté gratuite.
La seule prise de position qu’aura Le Journal Corrosif, c’est celle de donner la parole et la plume à celles et ceux qui en ont vraiment besoin pour dénoncer, témoigner, informer des difficultés rencontrées, afin d’influencer la pensée politique qui n’a qu’un seul objectif : gagner contre l’opposant sans tenir parole.
Je suis certes écœuré, mais je n’empêche personne d’aller voter, au contraire ! Je ne suis pas de ceux qui me traitent de facho quand je leur rétorque que le vote pour moi, c’est inconcevable car la politique me fait aller à la selle… Allez voter ! Faites entendre vos convictions, vos opinions, vos pensées, vos souhaits, mais je ne vous demande qu’une seule chose : ne me faites pas chier !
Je serai le rédacteur en chef, le fondateur du Journal Corrosif, abstentionniste, mais en aucun cas un détracteur d’opinion personnelle quand elle est fondée sur des valeurs respectueuses pour l’humanité. Ne me demandez pas quelles sont ces valeurs, je ne vous demanderai pas pour qui vous allez voter aux présidentielles de 2027.
Merci aux lectrices et aux lecteurs de ce journal, force et santé à vous !
